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Théier (Camellia sinensis)

Les techniques d'exploitation - Post-récolte - Usinage

Schématiquement, dans une usine à thé, on flétrit le thé, on le déchiquette, on le fait fermenter, on le sèche, on le trie et on conditionne le produit fini tout en contrôlant sa qualité.
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Les pousses foliées récoltées sont déjà plus ou moins flétries par les manipulations du cueilleur et par celles du transporteur ce qui n'est pas contrôlable. Dès l'entrée en usine, le flétrissage est poursuivi sous contrôle. L'opération a pour but de donner de la flaccidité aux feuilles récoltées en leur faisant perdre une partie de leur eau.
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Amenée à portée de la main des travailleurs dans les bacs de flétrissage traversés par l'air pulsé ou aspiré, la couche de feuilles est sans cesse remuée pour assurer une homogénéité du flétrissage. Le flétrissage amène la teneur en eau de la récolte à 75 % à un niveau oscillant entre 50 et 70 % en 12 à 18 heures.
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Le flétrissage à l'usine se fait, lui, sous contrôle. Les récoltes sont accumulées dans des auges de flétrissage qui sont des bacs n'ayant pas plus de 20 cm de profondeur. Ces bacs sont branchés par-dessous à une ventilation réversible qui peut être réchauffée par un radiateur réglable. Le fond des bacs est un treillis qui laisse passer l'air. Cet air est soit soufflé, soit aspiré (500 m3 d'air par minute).
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Le déchiquetage suit le flétrissage des récoltes de thé après que ces récoltes aient été débarrassées de tout corps étranger par un cribleur. Le déchiquetage a pour but de déchirer et de tordre les feuilles afin de mettre à l'air libre les polyphénols qu'elles contiennent et dont l'oxydation sera responsable des arômes du thé marchand.
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Le "dhool" est le feuillage récolté après émiettement effectué au cours de l'opération de déchiquetage.
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Souvent ce sont des chaudières au bois qui sont utilisées pour fournir toute l'énergie nécessaire à l'usinage du thé depuis le flétrissage jusqu'au séchage final. Il y a lieu d'en prévoir l'approvisionnement.
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Le "dhool" ou produit du déchiquetage effectué après flétrissage et criblage est mis à fermenter. Parmi les méthodes utilisées, la fermentation en cuves raccordées à un système d'aération humide (air saturé d'humidité) est efficace. La température de fermentation est contrôlée ; elle ne peut dépasser 23 à 28°C. La durée de fermentation est d'environ une heure et demie en fonction du type de thé recherché. La couleur du dhool passe du vert au brun orangé.
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Le séchage arrête la fermentation et donc l'évolution des réactions enzymatiques et chimiques. Il intervient au moment où le dhool est à point, c'est-à-dire considéré comme étant prêt à fournir un produit répondant aux exigences du consommateur. Il est réalisé à l'air chaud et ramène l'humidité de la matière sortant des bacs de fermentation à 3 %. Le courant d'air se réchauffe graduellement sur le chemin du dhool pour atteindre en bout de trajectoire 90 à 95°C. Le séchage dure 20 minutes et le thé vire de l'orange au noir.
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A la sortie du séchoir, le thé est trié. Le triage extrait les fibres. Les trieuses sont des appareils vibrants équipés de tamis et de cylindres plastifiés dont la rotation permet l'extraction des fibres par différences de charges électriques statiques. Au cours du triage, le thé reprend un peu d'humidité car il est hygroscopique. Il atteint en fin de chaîne 5 à 6 % d'humidité. Les différents "grades" (finesse du broyat) sont alors stockés en silos séparés avant d'être emballés.
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L'emballage traditionnel en caisses doublées de feuille d'aluminium, comme réalisé ici, est aujourd'hui considéré comme trop onéreux. On lui préfère l'emballage en sacs de polyéthylène scellés.
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